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Jacques Delors was President of the Economic Monetary Affairs Committee of the European Parliament ...
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European Union and Citizens

Jacques Delors: The Franco-German couple, symbol of forgiveness and the promise

on December 27, 2006, 16:50
Interview - Jacques Delors
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Il y a quarante ans, le traité de l'Elysée marquait la volonté de la France et de l'Allemagne réconciliées d'oeuvrer ensemble à l'intégration européenne. Aura-t-on encore besoin de ce couple pour les décennies à venir ?



Le besoin d'une relation franco-allemande efficace sera tout aussi important demain qu'hier. Pour que ces deux grandes nations, qui ont compté dans l'Histoire, ne soient pas marginalisées par la montée en puissance d'autres grandes nations. Il leur faut mainternir une influence dans le monde soit directement, soir au travers de la construction européenne. Nous vivons avec nos gènes et notre histoire depuis Charles Quint, vingt-trois guerres ont opposé la France et l'Allemagne et, même si les jeunes, Aujourd'hui, ont tendance à dire "Adolf Hitler connais pas" nous ne pouvons effacer le passé. Et comment ne pas parler du bonheur ou de la confrontation des cultures et des sensibilités en matière d'art, de littérature, de philosophie.



Pourtant, en quarante ans, les relations franco-allemandes sont passées par bien des hauts et des bas ?



Depuis 1945, les relations franco-allemandes n'ont jamais été un long fleuve tranquille. Je dis bien 1945, car lorsqu'on parle du traité de l'Elysée, on a tendance à oublier ce qui s'est passé avant. Et je tiens à rendre hommage à tous ceux hommes et femmes, qui des deux côtés du rhin, avant, pendant et juste après la Guerre, ont donné un témoignage d'espérance et de compréhension, fut-ce parfois au prix mémo de leur vie. Ils n'ont jamais désespéré devant le fascisme, devant la Shoa, l'hostitlité séculiare entre la France et l'Allemagne. Et ils ont permis la réconciliation franco-allemande. Une partie de la classe politique française, toujours en retard sur l'Histoire, voulait revenir à une formule type "Traité de Versailles" qui ligotait l'Allemagne. d'autres, plus clairvoyants, ont permis à l'Allemagne d'avoir une Constitution démocratique puis de s'intégrer dans la communauté atlantique.



Je cite toujours la magnifique phrase de la philosophe Hannah Arendt :"le pardon et la promesse". Le pardon qui n'est pas l'oubli, et la promesse faite aux générations à venir qu'ils n'auront pas à supporter, comme une nouvelle étoile sur leur poitrine, le poids écrasant du passé. Pour en revenir au traité de l'Elysée, il a masqué, il faur le rappeler sans diminuer les mérites du général de Gaulle, l'échec du plan Fouchet d'organisation politique de l'Europe, qui ne plaisait pas à nos partenaires.



Et rappelez-vous que le Bundestag a imposé au traité un préambule confirmant la priorité de l'engagement atlantique ainsi que la conception fédérale de l'Europe à construire. Par la suite, la France allait quitter l'organisation intégrée de l'OTAN, il y a eu la crise euroépenne de la "chaise vide", voulue par le général de Gaulle, ou encore la méfiance provoquée en France par l'Ostopolitik de Willy Brandt. Dès que l'inscertitude revient, les procès d'intention rejallissent : ce fut le cas lors de la visite de Mitterrand à Gorbatchev à Moscou et au président de l'ex-RDA en décembre 1989. Mais il y a eu surtout ce geste formidable de soutien à la RFA du même Mitterrand devant le Bundestag quand il a déclaré : "les pacifistes sont à l'Ouest et les missiles à l'Est". Autre évènement difficile, la Yougoslavie. Les sensibilités n'étaient pas les mêmes, et l'Allemagne a décidé, suele et avant ses partenraires européens de reconnaître la Slovénie et la Croatie.



Peut-on dépasser ce mélange de méfiance et de raison ?



L'entente franco-allemande est constamment menacée par le rappel d'un passé tenace Certains pensent qu'elle ne peut que se défiler à l'avenir et avancent nombre d'arguments : la fin de la guerre froide, l'unification de l'Allemagne, l'arrivée de nouvelles générations au pouvoir, l'élargissement même de l'Europe qui, à leurs yeux, ne mettra plus l'Allemagne et la France au coeur du dispositif. Pourtant, je pense que si Gehrard Schroeder a fait tant de concessions à la France, ces temps derniers, C'est qu'il s'est convaincu que l'avenir de l'Allemagne ne se concevait pas de façon différente, Aujourd'hui, qu'il y a vingt ans. Et que cet avenir est lié à celui de l'Europe.



Depuis une dizaine dannées, nos gouvernements n'ont pas été assez sensibles à la mutation de l'Allemagne. Car après s'être réunifiée,elle aurait pu envisager un autre destin. Elle ne l'a pas fait. Mais il faut aussi que les Allemands abandonnent ce préjugé contre la France qui voudrait dominer, ce qu'ils illustrent par le thème moqueur de "Grande Nation"...



Vous avez rappelé surtout les passages difficiles du franco-allemand. Quels ont été les étapes porteuses ? Après le traité de l'Elysée, les relations entre le chancelier Adenauer et le général de Gaulle ont été excellentes. Par la sorte, on ne peut que souligner la qualité des relations entre Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing, puis entre François Mitterrand et Helmut Kohl, sous le signe de l'amitié, un mot qui peut faire sourire en politique. Mais C'est important pour faire admettre par l'autre ce qu'il n'aimerait pas forcément entendre. Bref le franco-allemand tient pour beaucoup aux hommes ?



Pour la construction de l'Europe, C'est essentiel, il y a toujours eu des accrocs, des évènements imprévus. Seule une confiance mutuelle permet de surmonter les difficultés et d'aller de l'avant. Par exemple, les Allemands m'ont su gré de prendre partie pour la réunification dès novembre 1989.



Quand on se rappelle que Giscard et Schmidt ont réussi à lancer le Système monétaire européen alors que les deux économies divergeaient et que la Bundesbank était très réticente, on mesure la volonté commune et la rééelle confiance qui liaient ces deux hommes. Ce fut la même chose entre Kohl et Mitterrand.



La réunification a pourtant jeté le trouble en Mitterrand et Kohl. La classe politique française a-t-elle "digéré"cet évènement ?



Oui. Car il n'existe plus en France Aujourd'hui les alarmes des années 89-90. On assiste plutôt à une tendance inverse avec les analyses alarmantes de certains sur les difficultés de l'économie allemande.



Selon certains, la récente volonté de compromis de l'Allemagne avec la France tient pourtant à ses difficultés ...



Je pense que l'Allemagne a, dans ses traditions et des pratiques coopératives et consensuelles, les atouts qui lui permettront de surmonter la crise actuelle. Il existe aussi une volonté qui finira par résoudre le problème difficile de décolage des nouveaux.



Comment expliquer la relance du franco-allemand depuis octobre avec l'accord sur la PAC puis, la semaine dernière, avec l'initiative sur la réforme des institutions ?



cela tient aux efforts des deux gouvernements. Il faut peu de chose pour que les rencontres franco-allemandes se résument à une messe sans la foi, en l'occurence dans la construction européenne. Reste que la manifestation de positions cummunes, depuis deux mois, ne peut que me réjouir. Français et Allemands ont fait des propositions communes sur l'union économique et monétaire, les affaires intérieures et de la justice, la politique étrangère, et, depuis la semaine dernière, sur les institutions. On peut discuter du fond de l'accord sur le régime transitoire de la PAC, mais il a ouvert le jeu et permis les accords sur le grand élargissment. Et en envoyant leur ministre des Affaires étrangères à la Convention sur l'avenir de l'Europe, les deux pays en ont accru l'importance.



Est-ce à nouveau le cas pour la proposition sur la réforme des institutions proposées il y a une semaine ?



A mes yeux, il s'agit d'un compromis entre deux positions dogmatiques, l'une d'inspiration fédérale et l'autre, d'inspiration intergouvernementale, dans le droit fil des gènes que portent les diplomates des deux pays. En l'état, elle marque une réelle méconnaissance de la façon dont marche l'Union européenne, dont on prépare et on prend les décisions. Mais il est possible d'améliorer le produit à la lumière de l'expérience.



Pour la présidence du Conseil, il faut clarifier la méthode pour rassurer les petits pays qui craignent de voir les grands s'arroger tous les pouvoirs. Pour l'électon du présidnet de la commission par le PArlement, il convient de s'assurer d'une majorité des deux tiers pour éviter qu'il ne se retrouve entre les mains d'un seul groupe politique. troisièmement,, il faudrait veiller à mieux prézpaer les conseils européens et les décisions à prendre au jour le jour par le Conseil de affaires générales et par la Commission. Je plaide pour un Conseil des affaires générales réuni deux fois par mois ç Bruxelles pour mettre en eouvre les pritrrités et rendre l'agenda politiqeuu compréjensible par le citoyen. Et i lest impensable de faire présider ce Conseil par un haht donctionnaire

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